Société Générale – Dans les coulisses

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a Société Genérale acheta l’édifice en raison de sa situation stratégique, entre le théâtre et les galeries Lafayette en 190X.

L’architecture de l’aube du XXe siècle est le symbole de l’insouciance et de l’optimisme. L’architecture commerciale de cette période trouve son style dans l’appel à sa célébration : technologie innovante, moyens économiques considérables, luxe effréné. Ce palais de la finance se doit une architecture à lui-meme.

L’édifice faisait partie du grand aménagement autour de l’opéra et était occupé par sept copropriétés quand Jacques Hermant, l’architecte en charge de l’opération, commença le projet.
Il dû réaliser son chantier par secteurs, à mesure que les locaux étaient rachetés aux coprorpiétaires. C’est donc encore occupé que le chantier commença en 1908, et les employés de la rue de Provence commencèrent déjà à occuper les locaux avant l’achèvement des travaux en 1912. L’opération fut un vrai exploit économique et technique : en seulement quatre ans, Jacques Hermant réalisa une œuvre monumentale dans un site occupé.

L’édifice, avait du être entièrement vidé de ses planchers sur 5 étages, étayé de conséquence, renforcé par l’intérieur par des solides poteaux en  acier jumelés à la façade, afin de pouvoir percer les quatre niveaux du sous sol.
Jacques Hermant se servit d’un nouveau procédé pour creuser les sous sols malgré la présence de l’eau : des gigantesques casse-formes en béton (réalisés par Moysant-Laurent et Savey) qui descendaient progressivement, repoussant l’eau car étant plus lourdes que cette dernière.
On commençait à creuser le quatrième sous-sol quand la crue historique de Paris arriva à l’aube de 1910, à peine 2 ans et demi avant l’achèvement du chantier. Hermant se servit de ce phénomène exceptionnel pour vérifier l’étanchéité du cuvelage et en améliorer les performances.
Les quatre étages du sous sol accueillirent une des plus grandes salles de coffres jamais réalisée à l’époque, avec un système de ventilation très performant.  Encore aujourd’hui, malgré le contact direct avec l’eau dès le deuxième sous sol, ces locaux sont extrêmement secs, frais l’été et chauds l’hiver.
Un cinquième sous sol fut réalisé pour installer la force motrice de l’ascenseur, fonctionnant à l’époque grâce à un piston hydraulique poussé à l’intérieur d’un cylindre par la force naturelle de l’eau gérée par des vannes. Aujourd’hui, le système a été remplacé par un contrepoids descendant dans ce cuvelage et un moteur électrique.

Nous n’avons pas forcement plus de compétences que d’autres architectes en matière de construction, mais nous avons l’idée en tête que la somme de petites interventions insouciantes peuvent gâcher à tout jamais la valeur architecturale et historique d’un édifice.Notre cabinet travaille dans le sens de la préservation de l’edifice. Moins l’intervention de l’architecte est visible, plus sa reflexion en amont est complexe. Il ne suffit pas de s’arrter à la première idée, il faut apprendre à connatre le batiment. Le choix fait est un choix dédié à l’honneur du btiment, et non à l’honneur de l’architecte. 


Ursula Biuso, architecte du patrimoine

ATELIER U3A TIENT À REMERCIER

Monsieur Jean Yves Hannebert d’avoir été à l’origine de la volonté de faire appel à un architecte du patrimoine pour ce projet de rénovation ;
L’équipe d’ingénierie de la première phase, composée de Brigitte Van Noort, et de son directeur Michel Leleu ;
L’équipe d’ingénierie de la deuxième phase, composée de Jean Bernard Lefrançois et de son directeur Eric Boursez ;
Le responsable de l’immobilier Monsieur J.Marc Castagnon pour sa confiance et son appui à notre travail ;
Madame Anne Carrère du service de communication, pour son soutien à la réalisation du court métrage de la réalisation des travaux ;
Madame Requet,  Monsieur Lionel Maria et Monsieur Gwendal Tessier, responsables de l’agence recevant le public ;
L’équipe de gestion in situ de l’édifice, en particulier Monsieur Gomez, Monsieur Bommert pour leurs conseils et pour l’accés aux chantiers de l’edifice qu’ils ont facilité ;
L’équipe Sodexo pour son aide à la protection de l’édifice pendant le chantier. ;
Les gardiens de nuit pour leur accueil en toutes circonstances ;
Toutes les entreprises qui ont réalisé les travaux dans la plus grande passion et l’amour des lieux, et qui ont fait un excellent travail

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